Microsoft a profité de la publication de ses résultats pour le dernier trimestre 2008, qui correspond à son deuxième trimestre fiscal 2009, pour annoncer le licenciement de 5000 de ses employés dans le monde.

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Depuis fin décembre, différentes rumeurs avaient laissé entendre que la firme de Redmond se préparait à une vague de licenciements, le premier chiffre lancé à ce sujet indiquant que 17% de la masse salariale du groupe pourrait être affectée, soit environ 15 000 personnes, alors que la semaine dernière on faisait état d’un chiffre moins important, sans en préciser l’ampleur.

Finalement, ce seront donc 5000 salariés de Microsoft dans le monde qui perdront prochainement leur emploi, dont 1400 dès maintenant, alors que le reste des suppressions d’emplois interviendront dans les 18 mois. Les postes les plus touchés concernent la recherche et développement, le marketing, les ventes, la finance, le secteur juridique et les ressources humaines. En tout, 5.5% des quelques 91 000 salariés que compte la société quitteront ainsi le navire amiral d’ici à 2010. Avec ce plan de licenciements, la firme espère économiser 1.5 milliards de dollars dont 700 millions au cours de son année fiscale 2009.

Concernant maintenant les résultats pour son deuxième trimestre fiscal 2009 clôt le 31 décembre 2008, Microsoft enregistre un chiffre d’affaires en hausse de 2% sur un an à 16.63 milliards de dollars mais un bénéfice net en baisse de 11% à 4.17 milliards de dollars. Rien de catastrophique donc comparé à d’autres acteurs du secteur comme Intel.

Parmi ses différents secteurs d’activité, c’est celui des PC qui chute le plus puisque celui-ci affiche une baisse de 8% en raison du ralentissement de la demande.

Steve Ballmer, le PDG de la firme, explique que si sa société n’est pas immunisée contre la crise, elle possède de sérieux atouts grâce à la diversification de ses activités. Le lancement de son nouveau système d’exploitation Windows 7, qui devrait intervenir dans le courant du second semestre 2009, devrait l’aider à dynamiser ses ventes et à renouer avec son public qui dans sa majorité a été déçu par Vista. De plus, la sortie de Seven devrait également lui permettre d’engranger des profits supérieurs sur le marché des Netbooks, ce système étant à priori plus adapté que Vista et certainement un peu plus cher que les licences Windows XP fournies avec ce type de machines, sans oublier le fait qu'une édition spéciale Netbook de Windows 7 devrait voir le jour.

Suite à ces annonces, le titre de Microsoft a chuté de 7% en bourse.

[Source : Microsoft]