Les développeurs d'ad blockers, ces extensions qui bloquent les publicités, s'inquiètent de la nouvelle version du navigateur Chrome 88 de Google.

Google Chrome logo

Mi-janvier 2021, Google proposera son nouveau navigateur Chrome 88. Il arrivera avec une nouvelle API de programmation, Manifest V3.
Celle-ci est aussi prise en charge par le navigateur Edge Chromium de Microsoft.

Or le comportement des extensions ne seront pas nécessairement les mêmes entre Manifest V2 et Manifest V3.

Car cette nouvelle API limite le nombre de règles qu'une extension peu appliquer à une page web au moment de son chargement.

Google justifie cette décision par le fait que s'il n'impose pas de limite, alors certains développeurs pourrait exploiter cet possibilité et en abuser.

Or les développeurs de bloqueurs de publicité ou de traceurs sur Internet, autrement dit les extensions de type ad Blocker, utilisent de multiples règles pour que leur outil fonctionne correctement.

Et la nouvelle API Manifest V3 limite le nombre de requêtes à 30 000. Cela semble beaucoup mais l'immense majorité des extensions de type ad blocker utilise au moins le double.

De ce fait, des développeurs de bloqueurs de publicité, comme celui de uBlock Origin, manifestent leur appréhension quant au bon fonctionnement de leur extension avec l'API Manifest V3.

Co-fondateur et directeur technique d'Adguard, Andrey Meshkov s'inquiète également :

L'innovation est la victime principale de Manifest V3. Avant, les développeurs d'adblocker exploraient certaines idées comme l'usage de l'intelligence artificielle pour améliorer leur produit. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Désormais, Chrome, Safari et Edge dictent ce que nous pouvons bloquer ou non et comment nous devons le faire.

Google a toutefois indiqué à 9to5Google que la limite des réglez/requêtes sera portée à 300 000 avec Chrome 89.

Il est en outre à noter que l'API Manifest V2 sera supportée encore 1 an après la sortie de Manifest V3.

Source : 9to5Google