À peine disponibles, l'avenir des ultrabooks continue de susciter des interrogations face à l'accueil du public qui s'annonce mitigé.

Digitimes indique ainsi que les deux premiers constructeurs à s'être lancés sur ce nouveau segment, Acer et Asus, auraient d'ores et déjà revu leurs prévisions à la baisse. Jusqu'à présent, les deux marques comptaient écouler entre 200 000 et 300 000 ultrabooks avant la fin de l'année. Désormais, ils tablent sur, au mieux, 100 000 unités !

Rien de bien étonnant en somme car si les ultrabooks disposent d'un design et d'un encombrement particulièrement attractifs, les tarifs pratiqués ont de quoi refroidir de nombreux utilisateurs qui préfèrent se tourner vers des ultra-portables plus "classiques" pour un budget similaire. Certes, le poids est souvent plus élevé, tout comme l'épaisseur et le look moins tendance mais ces modèles embarquent des composants plus performants tout en bénéficiant d'une autonomie proche de celle offerte par les ultrabooks (voire même supérieure pour certains modèles). Autre avantage en faveur des ultra-portables, la connectique et dans une moindre mesure, une meilleure évolutivité.

Faut-il pour autant déjà annoncer l'échec des ultrabooks ? Non, car la demande existe pour ce type de produit, en témoigne le succès des MacBook Air depuis plusieurs mois. Un assouplissement des conditions imposées par Intel permettrait sans doute d'inverser la tendance. Quant aux constructeurs, pour rivaliser sereinement avec les portables de la firme à la Pomme (qui servent de mètre étalon sur ce segment), ils devront également revoir leur copie. Peut-être en proposant des tarifs plus compétitifs et / ou des caractéristiques équivalentes, voire supérieures. L'absence de clavier rétro-éclairé sur les ultrabooks Acer ou Asus est par exemple l'un des reproches qui revient le plus souvent. Un détail à priori, qui peut néanmoins faire pencher de nombreux utilisateurs vers les "ultrabooks made in Apple".

Enfin, n'oublions pas qu'en 2012, il faudra très certainement compter sur AMD qui pourrait bien capitaliser sur son expérience acquise avec ses ultra-portables d'entrée de gamme sous Fusion pour venir faire de l'ombre aux ultrabooks...

[Source : Digitimes]